Mémoires…

Peut-être est-il préférable de parler de traces plutôt que de mémoires corporelles.

petraBien sûr, poussières d’étoiles comme dirait Hubert REEVES, nous sommes le résultat de milliards de mémoires et cela constitue notre terrain. Pour autant, dans le cadre de notre travail, nous constatons qu’un certain nombre de mémoires laissent des traces qui perturbent le mouvement interne du corps, et par là même certaines fonctions, physiques et/ou psychiques.

Ces traces constituent une sorte de point d’ancrage fonctionnant comme un pôle d’attraction autour duquel va se réorganiser l’axe énergétique du corps.

Notre expérience clinique nous a montré et nous confirme tous les jours que la libération de ces points d’ancrage nécessite parfois d’interroger la personne sur le trauma – qui peut être physique ou émotionnel – en résonance avec ses traces.

Dans ce cas, la démarche n’est pas du tout dans un but d’information ni dans quelque intention analytique. L’intention du thérapeute n’est pas centrée sur le contenu de ce qui est dit, mais bien sur un repositionnement global de la conscience corporelle dans l’espace-temps du trauma en question, afin de faciliter la libération (on pourrait aussi parler de décollement) de mémoires inscrites dans la chimie même du corps. !Des portes peuvent alors s’ouvrir et les structures corporelles figées se remettre en mouvement.

 Au delà des traces corporelles, les liens extracorporels…

Il apparaît parfois que l’axe général énergétique de la personne soit décalé par rapport à son axe corporel, comme si le pôle d’attraction dont nous parlions plus haut se situait véritablement hors du corps.

Notre expérience clinique nous montre qu’à de très rares exceptions près, cette attraction est en lien avec une personne de sa famille décédée, parfois même avant sa conception.

Nous insistons sur le fait que ces liens sont très différents des traces que nous rencontrons fréquemment concernant un deuil encore présent: En effet, le deuil touche essentiellement le centre de la poitrine, et dans tous les cas se situe au niveau de la personne.

Notre priorité consiste alors à couper ces liens afin de se recentrer sur la personne avec plus de clarté.

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